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La vidéo débute par un rassemblement de photographies anciennes dont un portrait de Marie-Alice Dumont en studio. Le titre de la vidéo est affiché, « Marie-Alice Dumont, Faire de la photo à l’époque de Marie-Alice Dumont ».
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Plan sur l’experte interviewée, Madeleine Marcil, historienne de l’art et de la photographie et photographe. Elle est devant une table où se retrouvent plusieurs artefacts photographiques. Derrière elle se trouve l’exposition Visages et Paysages du musée du Bas-Saint-Laurent.
Madeleine Marcil parle :
Marie-Alice a eu différents appareils photo au cours de sa carrière. Entre autres, différents Brownie, différents Kodak, dont celui-ci, qui lui a appartenu.
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Gros plan sur un appareil de marque Kodak.
Madeleine Marcil poursuit :
Elle a aussi eu, évidemment, un appareil 8×10, différents formats.
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil, qui continue de parler tout en manipulant le matériel de photographie :
Son appareil 8×10, elle l’avait fait modifier pour être capable d’utiliser des négatifs de différentes grandeurs. C’est quand même intéressant. Elle avait aussi une lentille qu’elle avait fait venir d’Angleterre. C’est quand même quelqu’un qui est assez soucieuse de la qualité. Pour ce qui est de la pellicule, évidemment, elle utilisait de la pellicule argentique qui diffère de beaucoup du numérique. C’est un processus évidemment beaucoup plus long, il faut qu’elle achète la pellicule, qu’elle la mette dans l’appareil, qu’elle prenne des photos, ensuite, elle doit développer le film dans la noirceur totale, ensuite, elle voit le résultat, seulement en négatif. Alors, qu’est-ce qu’elle fait avec les négatifs. Alors, voici ce qu’on appelle un châssis-presse, je vais vous montrer un peu comment ça fonctionne.
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Gros plan sur les manipulations que Madeleine Marcil fait du châssis-presse, un cadre de bois en carré avec une section amovible au dos.
Madeleine Marcil continue ses explications :
On pouvait utiliser ça évidemment quand il n’y avait pas d’électricité, mais même après, quand il y a eu l’électricité, c’était vraiment une façon de faire des photographies.
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil qui parle en ouvrant le châssis-presse :
On prend le négatif, …
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Gros plan sur le châssis-presse, Madeleine Marcil y place un négatif et une feuille de papier blanche.
Madeleine Marcil continue de parler :
… on place le négatif, la feuille de papier sensibilisée, évidemment il ne faut pas faire ça à la lumière du jour.
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil qui parle :
On place le tout, on referme…
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Gros plan sur le châssis-presse, Madeleine Marcil le referme en y plaçant la section amovible.
ça…
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil qui reprend ses explications :
… et ce qu’on va faire, c’est vraiment par contact que la photographie va se faire, mais il faut apporter tout ça, vraiment on l’apporte sur le bord de la fenêtre habituellement, c’est vraiment la source de lumière la meilleure. Ensuite, évidemment, on enlève tout ça. Ça, ça demande de connaître vraiment vraiment la photo pour être capable de savoir qu’à telle journée, tel ensoleillement, c’est à peu près tant de minutes selon le négatif; il faut beaucoup de connaissances. Et là, évidemment, le négatif aurait été en contact avec la feuille, ce que ça donne, vous remarquez que c’est exactement de la même grandeur parce que c’est en contact et ça a été fait. Évidemment, pour enjoliver les gens avaient des coupes papier avec de la dentelle tout le tour. Ça, ça se faisait autant dans les campagnes que dans les grandes villes, même des studios comme Notman à Montréal, il y avait des châssis-presse. Tout ça, évidemment, c’était quand il n’y avait pas d’électricité. Quand l’électricité est arrivée au village, en 1929, à ce moment-là, évidemment, c’était plus facile pour le studio puis pour tout le travail, mais elle a quand même continué, puis les gens aussi ont continué à faire de la photographie par contact, ça a vraiment été quelque chose qui a été très important. Alors, on referme le dos.
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Gros plan sur le châssis-presse. Madeleine Marcil referme le dos de celui-ci.
Madeleine Marcil continue de parler :
Alors l’arrivée de l’électricité, évidemment, ça lui a permis d’utiliser un agrandisseur, ce qu’elle a eu, évidemment, pour faire différentes grandeurs.
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil qui continue son explication :
Il y a aussi un élément qui est très intéressant, c’est la présentation des photos. Quand on voit un négatif, souvent, bon, on a l’impression, « Est-ce que le photographe a choisi tout ça? C’est un peu spécial? » Non, non, il va choisir vraiment ce qu’il veut quand il va faire l’épreuve, que ce soit par contact ou que ce soit par agrandissement.
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Plan rapproché sur une table noire sur laquelle des appareils photo, dont un « Kodamatic Shutter », sont posés à côté de documents.
Madeleine Marcil reprend :
Marie-Alice a tenu son studio de…
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Plan très rapproché sur un tirage encadré signé « Marie-Alice Dumont ».
Madeleine Marcil poursuit ses explications :
… 1925 à 1961. C’est vraiment quelqu’un qui restait en…
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Plan très rapproché sur une carte de Noël de 1950 signée par Marie-Alice Dumont sur laquelle il y a une photo d’elle et un mot disant : « Meilleurs souhaits pour Noël et pour le nouvel An ».
On entend toujours Madeleine Marcil parler :
… contact avec ses clients. Elle envoyait même des cartes de…
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Plan sur un feuillet publicitaire de Marie-Alice sur lequel est écrit, entre autres, « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. Votre portrait est toujours un cadeau appréciable et apprécié? […] Marie-Alice Dumont photographe St-Alexandre de Kamouraska ».
Madeleine Marcil poursuit :
… Noël à ses clients. Aussi, elle faisait sa propre publicité. Marie-Alice Dumont avait vraiment…
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Retour à un plan sur Madeleine Marcil qui termine :
…la fibre entrepreneuriale.